Atelier des mots donnés

 

 

Pour ce n° 126 de Lichen, 22 mots ont été récoltés, donnés par 9 lectrices et lecteurs : 

 

 

Verbes 4

Adjectifs 6

Substantifs 11

Autres 1

exiger

carpien

soprano

illico

cligner

barbifiant

gynécée


dodeliner

lourdaud

mégarde


dorloter

fantasmagorique

mirliton



rogue

panique



ramenard

sassafras




désertification




euphorie




zugzwang




tempérance




vulgarité
























7 contributions


Eric Cuissard

ÇA ÇA L' FERA ?

Un soprano en son gynécée dorlotait un lourdaud d'une vulgarité crasse. Le rogue exigeait de ces pratiques anales à coller illico au mirliton une inflation du canal carpien. Le ramenard dodelinait de la tête et, clignant de l’œil invitait l'artiste à moins de tempérance dans le geste. Par mégarde, dans l'euphorie du zugzwang que lui imposait le barbifiant, le chanteur accrocha les branches de sassafras élément du décor fantasmagorique de la pièce. Les arbres dégringolant sur un réchaud s'enflammèrent aussitôt provoquant la panique. L'incendie de la garçonnière dura plusieurs jours accélérant le phénomène de désertification.


Guillemet de Parenthez

Zugzwang, toi-même, et illico !

Ce ramenard lourdaud et barbifiant dorlotait son gynécée, en dodelinant du chapeau…

Quel mirliton ! Quelle vulgarité !

Dans les sassafras fantasmagoriques, un soprano rogue, clignant des yeux, observait la scène sans euphorie (il préférait l’œuf au riz), ni panique, se frottant doucement les carpiens…

Plein de la tempérance exigée par la situation, il préparait, sans mégarde, la désertification du paysage.


Bernard Maréchal

Ta vulgarité t’a depuis l’enfance fait agir et parler comme un lourdaud. Ramenard comme pas deux, il fallait toujours que tu te mettes en avant comme un nabab dans son gynécée, exigeant qu’on t’admire, clignant de l’œil pour bien faire comprendre que tu venais d’en dire une bien bonne, mais tu ne t’es jamais rendu compte que tu devenais de plus en plus barbifiant et que tu augmentais la désertification sociale autour de toi.
Ton euphorie perpétuelle, en réalité, c’était destiné à camoufler ta panique face à la vie culturelle, tu confondais soprano et ténor, tu dodelinais gentiment de la tête quand tu entendais des mots compliqués, tu disais « fantasmagorique » quand on parlait de tes fantasmes, pour laisser penser que tu comprenais tout, et quand par mégarde tu lâchais un mot malvenu dans une conversation, illico tu détournais le sujet, et tu devenais rogue et cassant. C’est comme cela que tu t’es fâché avec ta femme, quand vous étiez allés voir « Du vent dans les branches de sassafras » et que tu lui as dit que tu aurais préféré écouter un concert de mirliton, parce que, au moins, il n’y avait pas à se creuser la tête pour comprendre de quoi ça parlait.
Conséquence, devenu célibataire par contrainte, tu t’es mis à te dorloter dans les plaisirs solitaires, au point de te déglinguer le canal carpien, et ce manque de tempérance t’a conduit au dernier degré de l’avilissement. Tu bavotes, tu tremblotes, tu n’es plus qu’une épave. Tu es arrivé au zugzwang, tu es obligé de jouer ta dernière carte si tu veux éviter la dégringolade complète. Ressaisis-toi, mon ami !


Bernard Maréchal

Au gynécée persan, la tempérance usuelle des eunuques n’a plus cours. Nadir, le plus ramenard d’entre eux, qui jusqu’à présent dissimulait sa vulgarité derrière un ton rogue et une démarche lourdaude, a exigé de se faire dorloter par la belle Roxane.

Il l’a conduite derrière un buisson de sassafras, et lui a montré son mirliton. Loin d’en être épouvantée, devant cette découverte qui la change beaucoup de son Usbek au canal carpien fatigué, lequel souvent dodeline et cligne des yeux puis s’endort au milieu des étreintes, aux entretiens barbifiants lorsqu’il se met à parler d’esprit des lois ou lui raconte son voyage fantasmagorique au pays imaginaire d’un Roi Soleil, Roxane se prend pour la Reine de la nuit et se met illico à pousser des cris de soprano. Le beau Nadir est poussé au zugzwang par Roxane, et en dépit de la désertification de ses précieux organes qu’il avait subie dans son enfance, parvient à susciter l’euphorie de la belle circassienne. Hélas, par mégarde, et plein d’une joie presque virile, il exulte au milieu des buissons, et se montre à la vue du Grand Eunuque Noir qui fait sa ronde. C’est la panique à Ispahan. Usbek reviendra-t-il ? Punira-t-il l’infidèle et Nadir ? Seul le baron de La Brède le sait...


Alain Dambreville

Panique à Ploërmel

Le barde lourdaud et barbifiant dodelina du chef et cligna de son œil unique au regard rogue et ramenard. Son euphorie excessive, sa vulgarité et son attitude fantasmagorique traduisaient à nos yeux son manque de tempérance confirmé par sa forte haleine de chouchen. Il s’approcha de mon épouse Gwendoline, fit mine de la dorloter outrageusement et prétextant un ancien rite celte contre la désertification de la Bretagne, appelé zugzwang, il prit une voix de soprano ivre, empoigna illico, son poignet au niveau du canal carpien et y fixa un mirliton, exigeant qu’elle l’utilise pour féconder devant lui un gynécée de fleurs de camélia. Par mégarde, troublée par cette exigence étrange, elle tomba dans le sassafras sacré décoré de fleurs de gui situé traditionnellement près de l’autel !


Annie Hupé

Orientalisme faisandé
Un lourdaud barbifiant entre par mégarde au gynécée, euphorie ou panique?
Un mirliton ramenard, exige illico d'y entrer aussi.
Sa vulgarité fait cligner la soprano, dodeliner la tricoteuse qui perd des mailles, met en rogne la duègne... Toutefois la situation fantasmagorique n'ébranle ni la tempérance du pêcheur à la ligne, ni l'euphorie de l'enfant de chœur dorloté.
Nonobstant la désertification avancée, un souffle léger enchante la frondaison des sassafras et des liquidambars.
***

Hzenon

Je pense, donc illico je suis. Pas de panique, voilà une proposition solide qui ne sort pas par mégarde d’un gynécée de la désertification philosophique, encore moins d’un ver de mirliton ! De pauvres lourdauds ont pu trouver cette affirmation barbifiante, l’ont traité de figure de style fantasmagorique, quelle vulgarité ! Allons, un peu de tempérance, pâles sophistes qui dodelinez du cerveau, qui dorlotez un faux paralogisme en clignant de la comprenette ! Chers ramenards, exigez un cogito rogue qui ne tremble pas du carpien devant la pensée la plus haute, la soprano de la logique ! Vous ne pouvez penser autrement : zugzwang comme disait le vieux Kant dans l’euphorie de sa Critique, respirant à pleins poumons les effluves d’une raison pure au parfum de sassafras.


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