Pour ce n° 125 de Lichen, 24 mots ont été récoltés, donnés par 10 lectrices et lecteurs :
Verbes 2 |
Adjectifs 5 |
Substantifs 16 |
Autres 1 |
Taillader |
libidinal |
Drille |
Imperceptiblement |
Conspuer |
idyllique |
Nouba |
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volubile |
Extase |
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effroyable |
Extravagance |
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éruptif |
Salamalec |
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Donzelle |
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Goutte |
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Averse |
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Erythrée |
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Ponant |
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Clé |
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Maar |
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Crapule |
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Moribond |
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lapilli |
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Déroute |
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8 contributions :
Annie HUPE
Une
dernière
chance?
Goutte à goutte l'averse, imperceptiblement...
Arrête
de nous faire une extase idyllique !
Donzelle,
salamalec... et puis
la conspuer.
Non,
trois fois non, l'effroyable monde
que la crapule a tailladé,
déchiqueté, du Levant au Ponant,
de l'Alaska à l’Érythrée est
déjà moribond.
Un
volcan s'est exprimé, volcan humain volubile, éruptif,
sans bornes, sans rimes ni raison, qui a fait de notre demeure un
cratère, un maar,
un champ de lapilli.
Investissement libidinal de drilles sans
algèbre ni clé de
sol, nouba de
mauvais génies, de puissances extravagantes.
Déroute irréversible?
Alain DAMBREVILLE
Effroyable déroute
Il était une fois en Erythrée un vieux chef de village qui avait tout pour être heureux. Le comité des sages qui l’avait désigné avait été en extase devant ses qualités de bravoure et d’équité. Pourtant, imperceptiblement, au fil des ans, le tableau idyllique qu’en faisaient ses administrés fit place à un mal-être général. Il n’avait jamais été un joyeux drille, n’aimait pas trop la nouba et n’était pas volubile, plutôt taiseux et secret. Dans sa jeunesse il avait eu la côte auprès des donzelles auxquelles il inspirait de merveilleux rêves libidinaux, mais cela ne dura pas car il fut atteint d’une sorte de spleen teinté d’anxiété. Il exerça parfaitement ses fonctions et engendra une progéniture riche et talentueuse. Cependant le feu couvait. Une déferlante éruptive arriva après vingt ans de règne. Il consulta plusieurs gurus et fit même une psychanalyse et pris des antidépresseurs et des anxiolytiques. Sans raisons apparentes et sans salamalec il inonda de reproches tout son entourage. Parfois, c’était une averse volcanique faite de lapilli acérés, parfois c’était un goutte-à-goutte plongeant le village au fond d’un maar pestilentiel. Il tailladait et conspuait tous azimuts. L’extravagance de ses propos avait atteint le moral de ses conseillers, sa famille lui en voulait de chercher à tout détruire et le traitait de prédateur et de crapule irresponsable. Elle pleurait, l’espérance moribonde ! Les jeunes gardaient espoir, rien n’est impossible pensaient-ils malgré les exigences des autorités qui avaient coutume de maintenir en poste leurs chefs de village.
Ils cherchèrent la clé de ce dilemme. Contre vents et marées ils s’unirent et parvinrent à obtenir son exil très loin vers le ponant ou il disparut dans un immense maelstrom.
Espérons qu’il n’a pas atterri près d’un laboratoire d’IA où, par vengeance, il pourrait décider de détruire l’humanité, effroyable déroute !
Bernard MARECHAL
Dora Maar en extase
Avait fait la nouba
Avec quelques crapules.
Pablo, libidinal,
Conspua la donzelle.
Espagnol volubile
Empli d’extravagance
Et de salamalecs,
D’un couteau effroyable
Il taillada la toile,
Souvenir idyllique
D’un trek en Érythrée
Parmi les lapilli,
Ferma la porte à clé.
En riant, joyeux drille,
D’un urètre éruptif
Il pissa quelques gouttes
Tourné vers le ponant.
Ce pipi moribond,
Averse lamentable,
Mit un chat en déroute.
Imperceptiblement,
Picasso déclinait
Bernard Maréchal
Les sables maudits.
Le guide volubile débitait ses salamalecs tout en conspuant ses chameaux qui traînaient sur la piste. Notre troupe de touristes pseudo-randonneurs n’avançait guère, la déroute s’annonçait effroyable. Une donzelle plutôt libidinale qui avait jeté dans l’extase deux joyeux drilles aux lunettes de luxe, en faisant des extravagances avec son jeu de jambes et son postérieur, pleurait maintenant à chaque pas, ses ampoules gonflaient et saignaient, et les deux crapules à l’accent parigot, qui avaient espéré faire avec elle, au bivouac, une grande nouba des sables, godasses du Vieux campeur tailladées par les arêtes coupantes des lapilli, avaient imperceptiblement cessé d’envisager l’Érythrée comme un terrain de jeux idyllique. Tout ce beau monde sentait trop fort la transpiration. On était encore bien loin du fameux maar tant vanté par le prospectus de l’agence, et on marchait vers le ponant, un soleil éruptif dans les yeux, le moral en berne et le courage moribond. J’espérais naïvement une averse, chaque fois que je pensais qu’il fallait économiser la moindre goutte d’eau tiède de ma gourde, honteux et furieux d’avoir obligé tout le monde à faire demi-tour parce que j’avais perdu la clé du 4x4 à la dernière halte.
Éric
Cuissard
ÇA MÉRYTHRÉ UN LOT DE CONSOLATION, NON?
Après mille salamalecs le drille m'autorisa à rentrer dans la boite de nuit où se déroulait une nouba de tous les diables. Une donzelle vint à ma rencontre pour m’entraîner (c'était son travail), vers la fête. Elle exhalait le libidinal par tout son être. Pas franchement idyllique ce contact cependant violemment éruptif, vous voyez ! Imperceptiblement j'avançais vers l'extase comme Haroun Tazieff sous une averse de lapilli. Sur une scène minuscule se déroulait un spectacle effroyable : une crapule arrivée la veille d'Érythrée se tailladait le mandrin en mimant une intense jouissance à chaque goutte de sang. Le public volubile commentait la chose avec force vocabulaire de spécialistes de ce type d'extravagance. À la clé un premier ou un second prix : le portrait de Dora Maar par Picasso ou une croisière autour des îles du Ponant. Mais soudain ce fut la déroute : un petit cri de détresse en lieu et place des spasmes de plaisir immédiatement conspué par les aficionados élimina le prestataire qui quitta la scène, moribond.
Guillemet de Parenthez
La clé du problème
Sous l’effroyable averse de lapilli, ce fut la déroute !
Idylliques donzelles et libidinales crapules,
tous se précipitèrent le plus loin possible du maar éruptif,
vers le Ponant moribond,
conspuant le volubile drille en extase
qui tailladait avec extravagance
tout ce qui demeurait à sa portée…
Imperceptiblement, il ne resta plus qu’une goutte de nouba
et deux ou trois pauvres petits salamalecs…
Nicéphore Topinambour
Télégramme
Chère donzelle,
extravagance ! nouba effroyable stop
extase idyllique en déroute stop
averse éruptive à taillader les salamalecs stop
goutte libidinale volubile comme lapilli stop
conspuez imperceptiblement tous les drilles
votre crapule moribonde qui en a maar
conserve la clé du Ponant. stop
HZENON
Soliloque
Une dette, c’est ce que l’on doit dit le dictionnaire.
« Tu peux parce que tu dois » dicte l’éthique de la donzelle volubile qui te conspue du doigt !
Qui paie sa dette s’enrichit !
Non, ce n’est pas vrai, c’est effroyable : il faut d’abord s’enrichir pour payer sa dette.
Ta dette tourne la clé de tes rêves, elle les assombrit imperceptiblement, et les intérêts sont comme des lapilli qui explosent d’un maar boursier !
Salamalecs, joyeux drille ou crapule, évite la déroute, pars en Érythrée pour extraire de l’or, ça pullule là-bas, il est éruptif, taillade la terre en extase sans le moindre sanglot libidinal ! N’attends pas d’être moribond !
Ton extravagance enrichie, tu feras alors la nouba ! Qu’un vent de ponant te pousse sous les gouttes d’une averse de bonheur idyllique !
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