Je suis née à la marge et bien trop
Loin des tendres ports d’attache et
Granges ensoleillées. Des autres. Je suis née
Mains trop ouvertes et mes blessures n’ont au
Change rien gagné. Quelles vérités sans trop en
Dire, que de mensonges à jouer par à-
Coups de sens ou de verbe
Diables puis anges, je suis
Née à la marge et c’est encore bien
Trop.
Au fin fond de ton petit corps naissant,
Au firmament de tes maux et mots rugissant,
À l’orée de tes gestes mal-adroits d’ami-amant,
Je te retrouve et me rassemble tout autant.
Joaillerie à ciel ouvert, paillettes de
Nuages effilochés, l’écume de mon coeur
Rosit de jour en jour auprès de toi, en-
Fin.
Emilie Dautremer : agée de 52 ans, bourguignonne « par amour » (d’un homme et de « ses » paysages), mère de famille nombreuse (cinq filles) et également belle-mère (cinq garçons), Emilie Dautremer est passionnée de poésie, de lecture et de « verbe » au sens large depuis son plus jeune âge. Après avoir travaillé en ressources humaines puis en communication, elle s’est consacrée à sa vie de famille et a eu le plaisir au fil des années de publier bon nombre de textes au sein de revues poétiques (« Décharge », « Le capital des mots », « La Toile de lun », « Éditions Henry », « Le festival permanent des mots »…). Elle partage aussi, pour le plaisir de l’interaction avec des lecteurs et écrivains, ses « chroniques littéraires » au fil de ses lectures romanesques sur @joies_livresques . C’est sa première apparition dans Lichen.
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