Entretien avec un poète

par Nadège Cheref
 
 
 
 
 
 
 
 Pierre Soletti
 
 
  
 
 
Photo de Marc Ginot

 
C'est de nouveau un plaisir de vous présenter un autre grand poète : Pierre Soletti. Je l'ai rencontré à la Maison de la poésie Jean Joubert à Montpellier à l'occasion de la sortie de l'Anthologie 2026 de Jean-Yves Reuzeau : Chemins de liberté. Il est un poète à l’imagination infinie, curieux, sensible et insatiable. Je pourrais dire qu'il y a un peu de génie dans Pierre Soletti, sans vraiment trop exagérer! Un artiste hors norme! Je le remercie d'avoir répondu à la question sur la définition de la poésie en écrivant un poème car je crois que c'est le seul qui s'est jeté à l'eau. Belle lecture.
 
  
Présentation (rédigée par le poète)
 
 
Né en 1791 (remettre les chiffres dans le bon ordre) parce qu’il ne restait plus d’autre année disponible dans l’agenda des cigognes, il a passé son enfance à sauter dans les flaques, dessiner dans mes cahiers d’écolier, lire et jouer de la musique. 
Il a continué après.
Poète, dramaturge, parolier, artiste de rue et auteur de littérature jeunesse, il promène ses textes d’une forme à l’autre avec une certaine méfiance envers les frontières : livres, spectacles, voix, images, trottoirs, écrans.
Il développe également un travail de cinéma documentaire qui prolonge son écriture, notamment JE TRAVAILLE PAS & J’EN AI FAIT MON MÉTIER (L'usine aux chimères/Les Mutins de Pangée, 2026).

 

Entretien



Nadège Cheref : Cher Pierre, tu as commencé à écrire de la poésie à l’âge de 4 ans sur la machine à écrire de ton grand-père.Te souviens-tu de ce que racontaient ces poèmes ? Et qu’a alors ressenti ce petit garçon de quatre ans ?


Pierre Soletti : Pour m’occuper, on m’a installé très tôt devant une machine à écrire. J’avais aux alentours de quatre ans.

Je me suis mis à taper. Et soudain, la littérature a eu un son. Un rythme.


Depuis, je n’ai jamais cessé d’écrire à la machine.

J’en ai plusieurs chez moi.

Le claquement des touches donnait le tempo.

Au début, j’écrivais à l’oreille. Les mots étaient d’abord des sons avant d’être du sens.


Puis, peu à peu, je me suis mis à dessiner avec les lettres. Mais au tout départ, je tapais mes lettres préférées, et j’allais ensuite voir ma mère ou ma grand-mère pour qu’elles me lisent ce que j’avais produit. Au départ, ce n’était presque rien d’autre qu’une musique, une suite de sons obscurs, de rythmes intuitifs, quelque chose qui précédait encore le sens. Les mots existaient avant de vouloir dire. Ils vibraient. Ils occupaient l’espace comme une matière invisible.


Et puis, dans la voix des autres, ces signes frappés au hasard revenaient soudain vers moi chargés de présence. C’était une expérience étrange : entendre naître quelque chose de soi, mais hors de soi. Comme si le langage possédait déjà une mémoire, une respiration secrète, et qu’en tapant sur ces touches je n’avais fait qu’ouvrir une porte.


Cela a été, peut-être, ma première émotion esthétique. La découverte qu’un alignement de lettres pouvait produire du trouble, du silence, une sensation presque physique. Avant même de comprendre ce qu’était la littérature, j’en éprouvais la puissance mystérieuse.


Puis les histoires sont venues. Les poèmes aussi. Très simplement. Petit à petit. Au moment même où j’apprenais lentement à déchiffrer.

La structure (la forme) l’emportait sur tout le reste. Vers 7 ou 8 ans, cela donnait des choses d'une grande simplicité, quelque chose se rapprochant de :


Dans le

    sOleil

un

        sOleil


Ou encore :


           Autour

          du jaune

    c’est encore du

            ciel


Des sensations d’enfant. Rien qui n’aille vraiment plus loin.

Je jouais.

Évidemment, il y avait plein de fautes d'orthographe que je n'ai pas reproduites ici.

On en trouve dans un carnet d’enfants que j’ai reproduit sur mon site, il s’agit d’un journal, pas d’un recueil de poèmes, mais ça donne une idée de mon inventivité en matière d’orthographe, de grammaire ou de conjugaison (https://www.pierresoletti.fr/anims/calepins/001/)


Bref, taper à la machine me plaisait énormément.


Il faut imaginer quelque chose de très visuel sur la page. J’ajoutais des couleurs, comme le font les enfants. Les mots devenaient des dessins, et la page un espace vivant où le langage cessait d’être seulement lu mais aussi regardé. Et j’aimais profondément ça. Peut-être parce qu’avant même de comprendre ce qu’était écrire, j’éprouvais ce pouvoir très ancien qu’ont certaines formes, certains rythmes, pour déplacer quelque chose en nous. Les lettres assemblées n’étaient pas encore tout à fait des mots ; elles étaient des matières, des gestes déposés sur la feuille. Je découvrais confusément que le langage ne servait pas seulement à dire, mais aussi à transformer, à donner une texture nouvelle au monde.


Il y avait dans ce jeu une liberté immense. Rien n’était encore séparé : le dessin, la couleur, le rythme, la pensée, l’émotion appartenaient au même mouvement. Écrire relevait moins de l’explication que de l’apparition. Quelque chose venait au jour sans que je sache exactement quoi. Et c’est peut-être cela qui m’a attaché si tôt à la poésie, à la littérature : cette sensation qu’au cœur même des signes les plus simples sommeille une vie invisible, prête à surgir dès qu’on leur prête attention.



N.C : Tu es un poète avant tout. Mais tu t’exprimes également avec talent à travers diverses formes artistiques comme la musique, le théâtre, le dessin etc... Serait-ce un désir ou un besoin de déployer les tentacules de la poésie pour la rendre encore plus vivante ?


P.S : Un désir plus qu’un besoin. Je me rends compte que la poésie n’est plus vraiment au cœur des préoccupations humaines contemporaines. Pourtant, je reste convaincu qu’elle est essentielle. Mon désir premier est donc de répandre un maximum de poésie, sous toutes ses formes. C’est aussi pour cela que j’ai créé des festivals, des collections, des espaces où elle peut encore se partager, se transmettre, respirer.


Je crois profondément que la poésie agit comme un antidépresseur contre le mauvais temps de la pensée. Elle ouvre des fenêtres dans un monde saturé d’efficacité, de vitesse et de rentabilité. Elle nous oblige à ralentir, à regarder autrement, à réapprendre une forme d’attention.


La poésie demande une exigence intérieure. Elle va à contre-courant d’une époque dominée par l’utilité immédiate et l’efficacité servile du résultat. Elle ne produit pas forcément quelque chose de quantifiable, mais elle transforme notre manière d’habiter le monde, pour paraphraser la célèbre formule d'Hölderlin ("poétiquement, l’homme habite cette terre."). Et c’est peut-être précisément pour cela qu’elle demeure indispensable.


J’ai toujours eu envie que cette énergie poétique déborde du livre. Qu’elle traverse la musique, le théâtre, le dessin, la scène, les voix, les corps. Non pour “illustrer” la poésie, mais pour lui permettre de retrouver une circulation vivante, presque organique. Comme si chaque forme artistique pouvait devenir une autre manière de prolonger son souffle.



N.C : Ta poésie est singulière, sensible, parfois drôle ou déroutante... Peux-tu nous parler de poètes qui ont bouleversé, chamboulé ta vision de la poésie et qui ont permis de la faire évoluer au fil du temps ?


P.S : D'abord ma grand-mère, pour qui la langue française était une langue étrangère, d'invention permanente. Un refuge, puisqu'elle était réfugiée en France. Ma famille avait fui, franco de port, un porc qui s'appelait Franco. De l’autre coté des Pyrénées. J'ai écrit un livre sur la langue de ma grand-mère, ou devrais-je dire : les langues, car de ce côté-là de ma famille, chacun parlait au minimum trois langues. Le livre s'intitule Illettrée littéraire, aux éditions du Pourquoi pas ?


Et puis, Prévert, à l'école, un immense bouleversement climatique dans mon paysage intime, Avec lui, la langue devenait soudain libre, imprévisible, traversée d’images simples et fulgurantes, capables de parler immédiatement à l’imaginaire comme aux sensations.


J’étais fasciné par sa manière de faire naître le rythme à partir de presque rien : une répétition, une rupture, une évidence faussement enfantine. Il préférait le vers libre, mais continuait à jouer avec la musique secrète de la rime, comme si la poésie devait rester un espace de jeu.


Chez lui, les mots semblaient respirer autrement. Ils devenaient plus vivants, plus proches, presque familiers, tout en gardant cette capacité étrange à déplacer légèrement le réel.


Puis, ce sont les classiques, les modernes, dada, les surréalistes, et enfin, la rencontre, adolescent, avec les poètes américains de la beat génération. Ginsberg, Kerouac, Corso, Pélieu et compagnie. Et enfin, retour en France avec la découverte des poètes contemporains qui continuent de me fasciner aujourd'hui.


N.C : Tu as réalisé plusieurs films documentaires dont DELTA(S) co-réalisé avec ton frère Patrice Soletti... J’aimerais aborder le dernier, en commençant par cette citation de Charles Bukowski extraite de son roman Factotum « Comment diable un mec peut-il apprécier d'être réveillé à six heures trente par un réveil, de bondir de son lit, s'habiller, ingurgiter un petit déjeuner, chier, pisser, se brosser les dents et les cheveux, se bagarrer en bagnole pour arriver dans un endroit où il fait essentiellement du fric pour quelqu'un d'autre et où on lui demande de dire merci pour la chance qu'il a ? » Je dois avouer que c’est un sujet qui me tient à cœur, cette notion du travail dans notre société via une prise de conscience de la brièveté de la vie et de la place de la liberté en tant qu’individu...Peux-tu nous parler de ton film « Je travaille pas & j’en fais mon métier » ?


P.S : Ce film est un geste artistique avant tout. Ce n'est pas un reportage. Il explore, avec un brin d'humour décalé et de poésie, la notion de travail et les choix de vie alternatifs, à travers des échanges avec diverses personnes de mon entourage (c'est un film à petit budget), des personnes reconnus, d'autres beaucoup moins. Est-ce qu'un artiste ça travaille ? Ce mot, employé à toutes les sauces : quel sens a-t-il finalement pour notre société ? On peut se poser la question. Et à qui profite le crime ? Ce n'est ni un manifeste anti-travail au sens classique, ni une enquête économique, mais plutôt une réflexion poétique et politique sur notre rapport au travail, au temps et aux manières de vivre.

À travers des rencontres, je tente de mettre en lumière la place que le travail occupe dans nos identités ; les personnes qui choisissent des trajectoires moins conventionnelles ; le temps libre, la création, l’autonomie ; l’idée qu’une vie ne se résume pas forcément à l’emploi salarié.

Le film ne se présente pas comme une dénonciation agressive du travail mais comme une invitation à déplacer le regard (avec humour, si possible, et poésie. Certains y verront une forme de provocation douce.)

Si on cherche un documentaire très factuel avec chiffres, experts et démonstration structurée, c'est perdu d'avance.

Le titre joue sur le paradoxe (faire de son refus du travail une forme de métier) pour interroger nos automatismes plus que pour proposer un modèle de société unique.

D’ailleurs, le titre fonctionne presque comme un poème ou un slogan : il fait sourire ou heurte un peu, puis il oblige à préciser ce qu’on entend par « travailler ».

Je précise qu'au départ, JE TRAVAILLE PAS (éditions du Centre de Créations pour l'Enfance) est un livre pour enfants. Puisqu'ils vont rentrer dans une société paradoxale, où le travail demeure le grand organisateur des existences, alors même qu’il se raréfie et cesse peu à peu d’être une promesse partagée.

JE TRAVAILLE PAS & J'EN AI FAIT MON MÉTIER sera réédité sous une nouvelle forme par Cheyne éditeur, avec qui j'ai déjà publié LA DÉMARCHE REGGAE DU DROMADAIRE, pour accompagner le film.



N.C : Que ressens-tu quand tu écris de la poésie ?


P.S : Je n’ai jamais réussi à répondre complètement à cette question, alors je ne réponds jamais exactement la même chose. Je ne crois pas ressentir quelque chose de particulier au moment où j’écris. Une idée me traverse et j’ai envie de l’écrire. J’utilise la poésie parce que c’est une forme libre : quand j’ai fini d’écrire, au lieu de comprendre davantage, je me questionne encore plus. J’ai le sentiment que les mots cessent de servir à nommer et commencent à révéler.

En tout cas, quand j’écris, j’entre complètement dans ce qui est en train de s’écrire. Le reste n’existe plus vraiment.



N.C : Enfin c’est ma dernière question, quelle serait ta définition de la poésie ? Tu peux y répondre par un poème.


P.S :


La poésie est un dictionnaire sans définition

Des vers qui arrivent sans demander la permission

Une idée qui traverse le corps et ressort moins certaine

Un mot posé contre un autre pour voir ce qu’ils cachent ensemble

Une phrase qui prend le mauvais bus et découvre un autre paysage

Une manière de regarder jusqu’à ce que les noms ne désignent plus la même chose

Un nuage qui a pris une chambre pour la nuit

Une fourchette laissée seule avec ses pensées

Ce qui reste quand on a fini de dire

Le moment où plus rien n’existe que ce qui est en train de s’écrire



Poèmes de Pierre Soletti

 

  

Il n'est pas nécessaire

 

il n'est pas nécessaire de ramper devant les discours

                                    de ramper devant la vie

                                    de ramper derrière non plus



il n'est pas nécessaire de ramper dans les plis
 

                                                          impeccablement repassés

  

                                 de ne pas faire de remous


il n'est pas nécessaire de ramper devant le travail

                  de s'user coudes et genoux pour avancer

il n'est pas nécessaire de ramper sous les courbes du chômage



il n'est pas nécessaire de ramper sa joie



                                          de ramper devant sa tombe

                                de faire ramper ses idées pour réussir



il n'est pas nécessaire de réussir



il n'est pas nécessaire de ramper sa solitude par packs de 12

                         dans le monde courbatu et froid

de la modernité des classes



il n'est pas nécessaire de se croire classe



il n'est pas nécessaire de croire



                                           d'arborer l'art à sa boutonnière

           de séparer les sommets de la boue

d'avoir un titre

                   pour savoir lire entre les lignes

 


                                                               de métro

                                                                          boulot

                                                                                  dodo



il n'est pas nécessaire d'avoir un titre


il n'est pas nécessaire de rester debout


il est juste nécessaire de cracher partout

                   où cela semble nécessaire

                                      et juste

de projeter ses postillons d'existence de poussière d'étoiles

dans un univers de papier hygiénique

il est nécessaire d'avoir des mains et de s'en servir

il est nécessaire de tendre

de se tendre en entier

il est nécessaire d'être entier

et d'avoir toutes ses mains à donner


Mis en page par Yves Olry, Color 

Gang, 2018 

 

  

 

 

TROUVER REFUGE




À celles & ceux qui n’ont que le passage

qui portent leur maison dans le pas

qui vivent entre deux frontières

À celles & ceux que les papiers laissent sans preuve

À celles & ceux pour qui le mot refuge

n’est pas une métaphore






TROUVER REFUGE

           Quand L'unanimité Se Referme

                                         À Double Tour

 

TROUVER REFUGE

         Quand Les Murs S'érigent Trop Près Du Corps

          Quand Les Pavots Refusent De Se Changer En Pavés

            Quand Tout Se Noue

 

TROUVER REFUGE

                  Quand On Dresse Le Temps

                                  Contre Lui-Même

 

            À Rebours

                     À Contretemps

À Contre-Rythme

              À Contre-Jour

                               De Nous

 

TROUVER REFUGE

          Quand Nous Sommes Deux Pour

 

                   Et Tout Le Reste Contre

 

Quand La Rumeur Fait Foule

Et Passe À Travers

           La Lumière Fragile

De Nos Épaules Rapprochées

 

           Quand Tout S'oppose

                       SE DÉSAXE

 

                                        Déraille En Silence

 

TROUVER REFUGE

               Quand La Pluie Délave Les Visages

               Quand La Peur S’installe

         — Radio Allumée

             Dans Une Pièce Vide

 

TROUVER REFUGE

            Dans Les Interstices

Entre Deux Silences Officiels

 

          TROUVER REFUGE

          Pour Passer Les Frontières

                Des Idées Reçues

 

 — Avec Son Coeur Timbré D’absence —

 

Quand La Vie Toute Entière

Parle Une Langue Étrangère

Et Que Nos Noms Deviennent Des Passagers

Sur Des Quais Clandestins

 

TROUVER REFUGE

Dans L’angle Mort Des Certitudes

Dans Les Coulisses Des Évidences

 

             Quand On Console Quelqu'un

                Quand On Reçoit Trop Tard La Lettre

                                                                 Attendue

 

                   Quand Tout Revit Dans Un Sourire

                      Quand Il N’y A Plus D'espoir

 

TROUVER REFUGE

                   Dans Les Mots

                      Qui Sont Si Légers À Transporter

                         Mais Si Solides Pour Bâtir

 

Une Maison D’air

Où Même L’exil

Vient S’asseoir


  

 


Bibliographie


Dernières publications : 

La démarche reggae du dromadaire, Cheyne éditeur 

Elle ne terminait pas ses phrases, Le port a jauni 

Anthologies 2026 du Printemps des poètes : Mes premiers

 poèmes pour la liberté, l'égalité et la fraternité, Rue du Monde

 ; Chemin de libertés, Seghers 

Liberté – Visas pour un monde ouvert, Bruno Doucey

Pas de révolution sans chansons, Les Grandes Bouches,

album 2026.

 

 





  • 36000 choses à faire avant de rejoindre Perec, Collection Lune de poche, Les Carnets du Dessert de Lune, 2024
  • De la pluie sur les sièges, L'Atelier des Noyers, 2024
  • ILLETTRÉE LITTÉRAIRE suivi de PERPÈTE (ou l'inverse), Les éditions du Pourquoi Pas ?, Collection Faire humanité, avec des illustrations d'Emma Morison, 2023
  • SHAKESPEARE DANS UNE BAIGNOIRE, illustrations Ernest Pignon-Ernest, Ingres et l’auteur, Dernier Télégramme, 2023
  • J'aurais voulu t'écrire un poème suivi de Je dirais que j'ai raté le train, Les Venterniers, 2023
  • J'en ai vu, Les Venterniers, 2023
  • Je t'aime, c'est décidé, poème-affiche, Les Venterniers, 2023
  • Le temps de compter sur tes doigts, Les éditions du Petit Flou, collection Bol de lune, 2023
  • Projet DELTA(S), Livre-CD-DVD, avec Patrice Soletti, Mazeto Square, 2022
  • Feuillets d'herbe, illustrations de Valérie Linder, Atelier des Noyers, 2022
  • Tu me diras le vent, Les éditions du Petit Flou, collection Le coup de pied dans la lune, 2021
  • Poèmes par-dessus les toits, illustration de Gabriella Corcione, Le port a jauni, 2021
  • Clap hands, Atelier du Hanneton, 2021
  • Comme un bateau de rouille bu par l'océan, encres de Sylvie Villaume, Les lieux-dits éditions, 2020
  • De l'incendie dans une boîte d'allumettes, livre-CD : musique Barre Phillips / featuring Patrice Soletti ; graphisme Sylvain Moreau, Collection Double Zeste ‒ Maison de la poésie Rhône-Alpes, 2019
  • Encorps vivant, livre-CD avec Patrice Soletti [guitare solo], préface de Marc Ribot, Dernier Télégramme, 2009, réédition 2019
  • Fragments # 10493, 160 exemplaires typo-sérigraphiés, Color Gang, 2019
  • 10 idées noires à colorier, Le Ô des mots, 2019
  •     DOWNTOWN 18, interventions d'Yves Olry, Color Gang, 2019
  • Tu seras toujours plus qu'un million de battements de cils, illustrations d'Alexia Atmouni, Atelier des Noyers, 2018
  • d.drone, 70 exemplaires signés, accompagnés de monotypes originaux d'Yves Olry, Color Gang, 2018
  • Il n'est pas nécessaire, 80 exemplaires en typographie dont 15 accompagnés d'une estampe originale d'Yves Olry, Color Gang, 2018
  • URGENT, volume 3, accompagné d'un vinyle (33 tours), Dernier Télégramme ‒ L'oreille électrique, 2018
  • Libéré sur Paroles, essai sur Jacques Prévert, in Rumeurs, 2018
  • Petit Théâtre Nomade, illustrations de Gaëlle Allart, Centre de Créations pour l'Enfance, 2017
  • Poèmes pour affronter le beau temps (& profiter du mauvais), gravures de Clothilde Staës, Le port a jauni, 2017
  • Le silence, ses rebords, La passe du vent, 2017
  • Boomerang transi, peintures de Lude Soletti, Faï fioc, 2017
  • Tirage limité, catalogue d'exposition (pour les éditions de Rivières), Centre de Créations pour l'Enfance, 2016
  • Je ne sais pas dessiner, illustrations de Guy Calamusa, Les éditions du Frau, 2015
  • Poste restante, interventions graphiques d'Yves Olry, Maelström, collection Bookleg, 2015
  • À vous de voir, Musée Ingres ‒ collection dØuble zérØ, 2015 (mis en page par Nicolas Claveau) avec une œuvre d'Ernest Pignon-Ernest & un dessin-collage préparatoire de Ingres
  • http 404, Les éditions du Petit Flou, collection Le coup de pied dans la lune, 2015
  • Ton sourire est absolu, in Les mains fertiles, Bruno Doucey ‒ MPRA, 2015
  • Muséhomme, postface de Katia Bouchoueva, Le pédalo ivre, 2014
  • SPOME, in revue VA !, Centre de Créations pour l'Enfance, 2014
  • Je travaille pas, collection Petit VA!, 2014
  • Abribus, encres d'Emmanuelle Van Winsberghe, Rafael de Surtis, 2014
  • Quand le vent chante, illustrations de Sylvie Durbec, Les Carnets du Dessert de Lune ‒ collection Lalunestlà, 2014
  • J'aime, illustrations de l'auteur, Møtus, collection Mouchoir de poche, 2013
  • Avec un voyage collé aux joues, illustrations de Valère Argué, Les éditions du soir au matin, 2013
  • Tout est cousu d'avance, Asphodèle éditions ‒ collection confettis, 2013
  • Défile le paysage, interventions graphiques de l'auteur, Les éditions du soir au matin, 2013
  • Je songe, Les éditions du soir au matin, 2013
  • Chien d'orchestre, Les éditions du soir au matin, 2013
  • & cætera, interventions graphiques de l'auteur, Dernier Télégramme, 2012
  • URGENT !! volume 2, livre-CD, design Nicolas Claveau, Dernier Télégramme ‒ L'oreille électrique, 2012
  • Je dirais que j'ai raté le train, illustrations d'Amélie Harrault, éditions Les Carnets du Dessert de Lune, 2012
  • En me cognant au livre, le titre m'est apparu, école supérieure d'art & design de Valence/Grenoble [workshop], 2012
  • Comptines qui collent aux doigts, illustrations de Claire Hemery, Asphodèle éditions, 2012
  • &crire, Color Gang, 2011
  • Voyage à la roue voilée, éditions Microbe, 2010
  • Ton geste fait la pluie, in Bacchanales n°44, MPRA, 2009
  • De la balle qui voyage à l'intérieur de la tête, Les éditions du soir au matin ‒ collection écho pli, 2009
  • J'aurais voulu t'écrire un poème, illustrations de Valère Argué, postface de Jean-Marc Flahaut, Les Carnets du Dessert de Lune, 2008
  •  Ma poésie est toute petite, Les éditions du soir au matin, collection mise en pli, 2008
  • La Gare, peintures d'Amélie Harrault, Les éditions du soir au matin, 2008
  • Stigmates de l'absence, photographies de Valère Argué, Les éditions du soir au matin, 2006, tirage limité
  • Buildings, empreintes d'Emmanuelle Van Winsberghe, postface de JC Belleveaux, éditions Rafael de Surtis, 2005
  • Début dans les barques, éditions Encres Vives, 2004
  • Pièces détachées de magie ordinaire, éditions Encres Vives, 2003
  • A publié dans de nombreuses revues et ouvrages collectifs, dont récemment Ces mots traversent les frontières, Castor Astral, 2023 et Frontières, petit atlas poétique, Bruno Doucey, 2023.
Photo Famille Soletti


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