Inséparables
Nous touchions les étoiles
Dans nos avions en papier
Survolant les zones tropicales
Loin du soleil de janvier
Nos âmes naufragées
L’hiver se faisaient la belle
Nos pensées s’envolaient
Au gré d'une ritournelle
Fuyant la valse des souvenirs
Nos espoirs s’emballaient
Sur une plage de sable noir
La baie de Papeete
Les chimères aux îles Sous-Le-Vent
Les rêveries à ciel ouvert
Le tiaré des marais salants
D’un archipel d’Outre mer
Une fleur de sel vahiné
L’envol d'une sterne blanche
Au-dessus de nos peaux tatouées
Une raie manta au creux de tes hanches
Le temps s'en allait sans appel
Oisivement d'aile en aile
Jusqu'à faire perroquer
Nos inséparables volontés
Hafid Antar est éducateur spécialisé depuis plus de vingt ans auprès de publics précaires (sdf notamment). Art thérapeute par ailleurs, il est peintre et musicien amateur. Il écrit depuis qu’il a l'âge d'écrire et en particulier des poèmes en alexandrins depuis son enfance. Une enfance marquée par le déracinement d'un exil où l'écriture a été sa bouée de survie, pour ne pas dire son cri, son phare dans la nuit. Il écrit des chansons, des nouvelles et plus récemment des romans (pas encore publiés). Il aime la poésie. Il aime les poètes des îles, les écorchés vifs, les maudits.De Rimbaud à Baudelaire, de Cendrars à Bukowski en passant par Fante, Mano Solo, Thiéfaine, London et Stevenson., les éclopés de la vie, les bourlingueurs et les voyageurs de l'exil. Présent dans les numéros 95, 98, 99 et 100 de Lichen.
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