Apparences
Ô image
Reine de notre temps
Tu nous soumets à la tentation
Tu influences notre comportement
Tu trompes notre vigilance
Tu captes notre attention
Mon ami mon frère
Libère-toi de son emprise
N’écoute pas ses discours sous-jacents
Trop simplistes trop clairs
Qui promettent pour toujours
Un avenir radieux un monde heureux
Avec l’argent pour seul dieu
Tout n’y est que tape-à-l’œil et clinquant
Luxe, apparence et brillant
Les apparences mangent notre cœur
Nous rendant sourds et aveugles
Egoïstes et méchants
Les apparences dévorent notre mémoire
Nous rendant bêtes et idiots
Esclaves et dépendants
Des mondes virtuels
Des mémoires externes
Des intelligences artificielles
Un Homme averti en vaut deux
Un Homme sans mémoire ne vaut rien
Il n’est plus qu’un pantin désarticulé
Une marionnette à la merci
Du premier marionnettiste venu
Qui en profitera pour prendre le pouvoir
Ne nous resteront alors que nos yeux
Pour pleurer sur notre sort
Alors seulement nous nous souviendrons
Qu’aux apparences on ne peut se fier
Que les apparences sont trompeuses
Mais alors il sera trop tard
Bien trop tard pour se rebeller !!
Michel Betting a découvert la poésie et l'écriture sur la tard, vers la cinquantaine, par le biais du haïku. Il s'essaye également au tanka, au pantoun et à la poésie de forme libre, quand l'inspiration veut bien le visiter, toujours avec des mots et des formes simples. Présent dans les n° 20, 21, 22, 25, 27, 28, 29, 32, 33, 34, 35, 37, 39, 40, 41, 42, 43, 45, 46, 48, 52, 54, 59, 61, 117, 120, 122 et 123 de Lichen.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire