La mater dolorosa
La Mater dolorosa va pleurer des larmes amères,
Ce sera le temps de s’aimer comme des frères,
Les fenêtres s’ouvriront pour les papillons charmants,
Ce sera le temps de danser pour les amants,
C’est le moment où la canopée s’interroge :
« Faut-il leur faire rendre gorge ? »
Ici, il n’est pas de place pour les indécis,
Il faudra fuir ou bien rester assis,
Ici, il n’est pas de place pour les criminels,
Le tri sera fait par la sentinelle,
Ici, tu ne peux avoir tort,
Il faudra avoir la vie, ou avoir la mort.
Ou alors cours sous les flèches argentées du ciel étoilé,
Tu trouveras là-bas, l’aube orangée, mordorée.
Samuel Bresse est né d’un père camerounais et d’une mère française ; n’étant ni d’ici ni d’ailleurs j’ai beaucoup navigué, mais je pense aujourd’hui que mes racines sont au ciel, dans l’universalité. Diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Lyon, il a un regard passionné sur l’actualité politique et sociale, mais ce qu’il aime avant tout, c’est la voie spirituelle et l’ésotérisme, car il voit qu’il y a là beaucoup de trésors. Il écrit depuis trente ans, mais c’est seulement en 2025 que j’ai commencé à diffuser ses poésies, ses nouvelles et ses « histoires ». Il a eu le bonheur cette année de voir une de mes nouvelles, intitulée « Ici », publiée par la revue feutré N°9. C’est sa première apparition dans Lichen.
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