Pierre Ech-Ardour

 

 

 

Au Commencement



Berechit – Genèse


extrait




Palpite en la grâce

de ton visage la nuit,

buvant au cœur

de l’obscurité

le vin du baiser

aux yeux brûlants

vers l’orient en Eden 1,

ennuage ta voix

la lumière

du désir aveuglé

par l’ombre du ciel,

s’échouent

au refuge des vagues

nos voyages aux pieds nus

derrière le vent.





Tiré d’un prochain recueil Méandres de mon âme

de la parole à l’écrit


NA : Eden, en hébreu עֵדֶן (‘Éden) est un terme trouvé 17 fois dans la Bible. Le jardin d'Éden en hébreu : גַּן עֵדֶן, gan 'eden, jardin des délices

 

 

 

 


Pierre Ech-Ardour réside à Sète. En son rapport intime aux lettres, sa poésie, « tours de mots » où interfèrent extrinsèques lumières et clartés profondes, incarne la parole d’une utopie propice à l’approche des sources du monde. Sa poésie traduit ce battement, cette trame discrète où s’orfèvre le poème ; chaque mot porte le déplis d’une pensée poussée à l’orbe des confins. L’écriture, jouant de sa lumière et de sa contre lumière, laisse doucement à l’entente la palpitation du froissement et du défroissement des mots, conservant perpétuels leur vastité et leur espoir. Ce sont dans ces amples et discrètes variations que la parole trouve son surgissement de visage, cette force particulière d’être elle-même l’envol de ce qui d’un coup se dévoile à la vue et à la pensée et aussitôt se dérobe, insoluble. Et si se laisse saisir par la peau que donne la traverse des langues, des souffles terrestres, des sensualités et des mémoires d’une certaine intimité, sa poésie est une voix portée, une entière adresse à l’humain et à son tremblement d’infinité.


Il a publié une quinzaine de recueils de poésie et a obtenu en 2018 le Premier Prix de Poésie décerné par les Gourmets de Lettres sous l'égide de l’Académie des Jeux Floraux à Toulouse.


Présent dans les n° 95, 97, 100, 103, 106, 107 et 109 de Lichen.




 


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