Richard Roos-Weil

 

 

Suites incertaines

D’ici au petit bois
C’est beau dans un poème
Des chrysalides des oiseaux de nuit
Tu écoutes ne comprends pas attends
Que quelqu’un te rejoigne et t’explique
Mère confondait balai et peigne
Dans la chevelure du temps et tu répondais
Je reviendrai avec mon nom et nous longerons le fleuve
Nous nous effleurerons par instants
Primesautière elle tire ses ailes de paon
Tourne comme un derviche tourneur
Cache son visage entre négligemment
J’entends troublé bousculé sa voix
Ne retiens que la vibrante la consolante




Richard Roos-Weil, Médecin hospitalier, a écrit "Le chant des lices" en référence à la découverte d'une nécropole gauloise dans l'hôpital Avicenne de Bobigny où il exerce, car il avait été troublé par la proximité de services médicaux en activité avec ces tombes funéraires gauloises que les archéologues déterraient. Cette suite appartient à la seconde partie d'un recueil intitulé Le parvis des ombres (dont des extraits ont été publiés en juin 2017 dans la revue ARPA et en intégralité dans la revue Traversées en mars 2017). Présent dans les n° 18, 19, 20, 22, 26, 27, 33, 41, 42, 55, 56 et 108 de Lichen.





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